22/12/2014

AUX ABOIS parodie "Devant soi" (Jacquou le Croquant) Mylène FARMER

Aux abois
Revenu de la guerre en lambeaux
Il a cru les revoir au retour
Il a vu dans ses yeux tant de peine
Qu'il l'a su innocente l'instant même
 
Elle perdit les gamins dans l' mystère      
Elle endosse la démence meurtrière
Il s'est mis à l'aimer dans l'obscène
Il voulait tant veiller sur elle
 
C'est aux abois et dans le noir
Leurs cris resterons sourds au fond des bois
C'est aux abois qu'ils vont mourir
Il n'y a pas de loups ici, à leurs dires
 
C'est aux abois, au désespoir,
Leurs vies flotteront gourdes* dans l'écrin froid
Pauvre Catherine n'est qu'une tare
Cette enfant voit des loups, mais qui peut la croire ?!
 
Elle a vu les loups surgir du bois
Suspendue aux branches d'un arbre
Elle est rev' nue de l'inexplicable
Sous l'aspect intérieur de coupable
 
Les débris des sucres d'orge à terre
Déval' ront jusqu'aux portes de l'enfer
Giorgino n'est que l'ombre de soi
Qui protège l'ombre d'une proie
 
C'est dans le froid du purgatoire
Que vit si peu d'amour et tant d'effroi
Y a pas le choix que de survivre
C'est aux abois que tous ici, vont s'enfuir !
 
Les enfants s' noient, il est trop tard
Leurs cris flotteront gourds dans l'écrin froid
De Sainte-Lucie, tu ne repars
Des villageois tous fous d'envies et d'espoirs !
 * Gourdes : Je de mots entre "Idiotes" et "Engourdies" 
Le 01/12/09 – P    Devant soi (Jacquou le croquant) – Mylène FARMER

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